Au mois d'octobre 2011, pour le cargo Grande San Paolo, la date prévue de départ du Havre était le 23 juillet 2012.
D'après le calendrier prévisionnel du 19 mars 2012, le navire a du retard et la date de départ du Havre est prévue le 3 août 2012.
Dernières nouvelles inquiétantes pour l'Argentine.
Hier la compagnie Grimaldi nous a fait savoir que les bateaux pour Buenos
Aires sont suspendus pour le moment. La raison invoquée : l'Argentine réduit au maximum ses importations ce qui entraîne une diminution importante
du fret par bateaux.
Une solution en attente serait que l'on arrive au Brésil, mais là, Grimaldi hésite à nous laisser descendre dans ce pays
car la corruption est très importante, la douane est capable de nous faire patienter des semaines en attentant des bakchichs.
Donc incertitude
totale sur notre voyage en Cargo !!!!!
Nous attendons plus de renseignements. Peut être une autre éventualité en dernier recours, serait de
prendre un container pour une autre destination, voir Amérique du Nord ???
Nous sommes très inquiets !...
Du nouveau pour notre départ - Changement de bateau - Changement de programme
Suite à un désistement, la Compagnie
Grimaldi nous propose une place sur le GRANDE FRANCIA pour une personne, avec un départ prévu autour du 9 août prochain ; destination
Zarate en Argentine.
Alain partirait seul le 9 août avec le Land, et moi je le rejoindrais par avion sur Buenos Aires dès son arrivée. Ce
voyage est prévu pour 20 jours environ, avec départ du Havre. Bilbao..Lisbonne...Dakar..Rio de Janeiro..Santos, pour finir à Zarate aux
environs du 28 août.
Ce n'est pas ce que nous avions prévu, mais nous n'avons guère le choix, sachant que beaucoup de
prétendants au départ resterons sur le quai.
Bientôt la suite...
Michèle
D'un bateau l'autre...
Retour à la case départ. La compagnie Grimaldi n'assure plus pour le moment le débarquement
des véhicules et passagers en Argentine sur le Grande Francia. Elle nous propose le cargo qui était prévu au départ : le
Grande San Paolo, mais qui ne va plus sur l'Argentine .
Á ce jour le
départ est prévu aux environs du 5 août avec débarquement sur Montevideo en Uruguay.
Toujours qu'une place sur le bateau avec le 4X4.
Pour Michèle, cela nous oblige à changer le billet d'avion... Pas simple !
Attendons la suite...
Alain
Départ imminent
Les derniers préparatifs sont en cours. Le jour J approche. Nous attendons avec
impatience le feu vert de la compagnie Grimaldi pour nous rendre au Havre en vue de l'embarquement du véhicule et de son
chauffeur.
Normalement le bateau est encore a Anvers ce soir, il a donc du retard. Le commanditaire du port nous a demandé de venir mardi en début d'après midi pour partir mercredi, mais sous réserve...
Le jour J est arrivé
Le rendez-vous fixé par la compagnie était à 16 heures, tous les voyageurs et leurs
véhicules étaient là à attendre sur le quai l'arrivée du Grande San Paolo. Un responsable est venu nous dire que le bateau avait un
peu de retard. Puis au loin à l'embouchure un bateau arrive, tout le monde s'agite sur le quai, c'est bien lui... Il est très
grand, il avance avec 2 remorqueurs, tout le monde sur le quai prend des photos. Á 18 heures, la passerelle est baissée ;
nous allons tous aux nouvelles. Un responsable nous renseigne, tout le monde va prendre possession des cabines ce soir et les
véhicules seront chargés mercredi matin.
J'accompagne Alain jusqu'à sa cabine, un au revoir triste puisque je dois repartir,
n'ayant pas réussi à avoir une place sur le bateau. Je vais le rejoindre par avion à Montevideo.
Michèle
Nous sommes arrivés à Dakar en fin d'après midi le 15 août ; nous pensions pouvoir descendre mais hélas le bateau est reparti à
6 heures le lendemain matin, direction Rio de Janeiro. Nous sommes maintenant en mer. Nous apercevons de temps en temps des
poissons volants, des thons ainsi que des dauphins qui suivent le bateau. Le 19 août à 19 heures, nous avons franchi
l'équateur ; une petite réunion a été organisée avec quelques officiers pour trinquer et faire quelques jeux. L'arrivée à
Rio de Janeiro est prévue mercredi 22 août, dans l'après midi ; nous espérons pouvoir descendre.
Á bientôt pour
les prochaines informations.
Alain
Rio de Janeiro. Pour finir, nous avons pu descendre a Rio. Le commandant a fait venir un minibus 12 places pour
la journée. Nous sommes montés au Christ qui surplombe la ville, puis sur la plage de Copacabana et sur le pain de sucre en
téléphérique. Rio est une ville superbe et grandiose, et nous avons eu la chance de la découvrir de la baie, puis intramuros.
Nous repartons dans la nuit pour Santos.
Alain
Mon voyage depuis la sortie à la dernière écluse du port du Havre se passe sans problème, mais le temps est très long. Heureusement, nous avons quelques activités a bord : visite du bateau et des machines avec le commandant, des exercices de sécurité, le passage de la ligne, et nous avons organisé des soirées déguisements...
Les officiers sont généralement italiens, et l'équipage indien ou philippin. La nourriture est plus que correcte, avec un service digne d'un palace. Nous mangeons avec les officiers du navire, servis par un steward. Eh oui ! Nous disposons de deux tables pour les passagers, car nous sommes douze. Les repas sont servis a heures fixes : 7 heures 30 le petit déjeuner, 11 heures le déjeuner, et 18 heures le dîner. Il faut être a l'heure, sinon le steward, qui est napolitain, vient nous chercher dans la cabine ! Le cuistot est sicilien. Il nous fait des super plats, trois à chaque repas : soupe, poisson ou crudités, viande et dessert ; arrosé de vin blanc ou de vin rouge italien. Le seul souci ? notre poids au bout de trois semaines !
Nous disposons aussi d'une salle
de sport, petite mais avec vélo, babyfoot et table de ping pong.
Le bateau : 208 m, 5200 tonnes, moteur 8cylindres,
17000kw. La vitesse est d'environ 32-35 km/h, la consommation de 72 tonnes de fuel par jour. L'eau : 15 tonnes avec
dessalage de l'eau de mer. Trois mille cinq cents voitures et 1300 à 1400 containers de matériel agricole, etc... Immense !
Vingt huit membres d'équipage. Douze passagers (au-delà de 12 il faudrait un médecin à bord) : 2 couples d'Allemands, 1
italienne, 1 couple d'Irlandais, 2 couples de Français et Bibi.
Lorsque nous avons passés les Canaries, nous n'apercevions
pas le rivage car une immense brume ou fumée couvrait les îles. À Dakar, l'arrivée dans le port est assez difficile car
le bateau doit faire un demi-tour complet pour accéder au ponton. Avec un mastodonte comme le Grande San Paolo, la manoeuvre
est compliquée et un pilote du port s'occupe de la commande. Après c'est le travail des dockers, et malheureusement la
ruée vers les voitures pour les vandaliser. Mais c'est l'Afrique !? Nous sommes descendus plusieurs fois pour surveiller nos
camions.
Six jours de traversée Dakar - Rio ; beaucoup de vent, des baleines, des dauphins, thons et poissons volants. À l'approche de Rio, nous apercevons les plates-formes pétrolières et enfin un petit signe de vie. Arrivée par la baie comme les grands voiliers Portugais au XIXe siècle - grandiose - et visite de la ville : le Christ gigantesque qui domine Rio, le pain de sucre et la plage de Copacabana. Sublime, inoubliable. Dommage que ce soit sans Michèle.
Reparti vers Santos,
très grand port Brésilien, banlieue de Sao Paolo : du béton, que du béton. Nous avons passé une nuit et un jour ancrés devant
Montevideo, sans pouvoir accoster. Il fallait attendre que le port de Zarate (plus de 1000 voitures à descendre et pratiquement
autant à remonter) nous donne l'ordre de repartir. Après avoir passé Buenos Aires, direction Zarate en Argentine par un très
long canal d'environ 90km. Nous avons mis plusieurs heures pour arriver à destination ; le bateau avançait à un peu plus de
20km/h.Et puis, sans doute vers le 3 Septembre, direction Montevideo, fin de la traversée.
Normalement Michèle arrive le 4
à Montevideo. J'espère être là à sa descente d'avion. Alors notre voyage pourra commencer.
Alain
L'arrivée à Montevideo, c'est le départ de l'aventure ! Écoutons nos voyageurs :
Michèle est bien arrivée à Montevideo. Elle sortait de
l'aéroport quand moi je rentrais dans le hall ! On n'aurait jamais imaginé être aussi précis. Je suis sorti du
bateau à 11h00, la douane vers 12h30, et j'arrivais à l'aéroport vers 13h30. Pile poil avec l'arrivée de l'avion de Buenos
Aires. Tout va pour le mieux ici.
Par contre c'est l'hiver : il fait 13°, donc glagla.
Nous restons sur Montevideo le
temps de nous remettre de nos émotions. Puis nous visiterons le pays avant de passer au Brésil.
Alain &
Michèle
Après nos retrouvailles, nous sommes restés deux jours sur Montevideo, capitale de l'Uruguay. C'est une ville à
taille humaine où la circulation reste raisonnable. L'intérêt, c'est son bord de mer. L'accueil est chaleureux, et nous avons
croisé quelques personnes parlant français. Puis nous avons pris la route vers Minas, pour faire une incursion dans l'arrière pays,
partie "montagneuse", ce qui nous a permis de rencontrer la population de la campagne. De retour sur la côte, nous avons longé le
littoral vers Punta del Este, ville de villégiature des Argentins à 70%. Beaucoup de béton ; nombreuses villas ouvertes sur de
grands parcs sans clôture, le tout très bien entretenu. Hier le temps était relativement beau, autour de 20°. Nous sommes
aujourd'hui à San Igniacio, près du phare, face à la mer et sous le brouillard.
À bientôt.
Alain & Michèle
Après le brouillard sur la lagune, notre premier passage de bac, puis route vers Cabo Polonio où nous passons
une journée
paisible dans ce petit village de pêcheurs accessible uniquement par des véhicules tout terrain. Ce village était dans les
années 70 un endroit rêvé pour les hippies. Les phoques, très nombreux en cet endroit, se prélassent sur les rochers autour du
phare. Visite du magnifique parc Santa Teresa ; 3000 hectares de verdure, où les oiseaux sont rois.
Passage du poste
frontière Uruguay Brésil à Chuy et Chui, sans trop d'attente, seuls touristes, avec le sourire et la gentillesse des deux côtés
de la frontière. Premiers pas au Brésil et premier accueil avec grandes embrassades. Ah la France...
Alain & Michèle
Depuis le sud du Brésil, nous avons remonté la région du Rio Grande do Sul pour arriver dans le Parana. Ces
régions sont très grandes, car avec le Santa Catarina au sud, leur superficie équivaut à celle de la
France.
Nous avons passé plusieurs jours sur la terre des Gauchos et des missions jésuites, avec un accueil extraordinaire
chez les Indiens Guaranis, où nous avons pu apprécier leur hospitalité.
La route a été très longue jusqu'aux chutes
d'Iguaçu. Si la température en Uruguay était un peu fraîche, depuis plusieurs jours les 35° à l'ombre sont notre quotidien. Sur
le trajet, le soir au bivouac, dans les villages ou dans les communautés religieuses, l'accueil a été exceptionnel et
nous en garderons des souvenirs inoubliables.
Les chutes d'Iguaçu, superbes du coté brésilien, sont moins connues que les
chutes du Niagara, mais certainement beaucoup plus belles. D'une hauteur de 90 m, elles s'étendent sur un plateau de 25 km² et
tombent avec fracas dans des gouffres immenses.
Nous avons rejoint des compagnons de voyage du Grande San Paolo, et
nous envisageons dans les prochains jours de remonter ensemble plus au Nord dans la région du Pantana.
Alain &
Michèle
Quelques jours sans information, car nous étions sur les pistes dans le Pantanal, sans possibilité de
communiquer. Tout va bien. Nous continuons notre périple ; nous passons la frontière Bolivienne ce midi.
Alain &
Michèle
Problème ce matin pour se connecter avec l'ordinateur d'Alain, nous ne pouvons donc pas envoyer le texte pour
le site ; nous espérons que cela va s'arranger.
Alain & Michèle
Nous sommes à Santa Cruz en Bolivie, après plusieurs jours passés dans des petits villages du sud de l'Amazonie. Des rencontres assez insolites avec des Indiens dont la gentillesse et l'accueil sont difficilement explicables par mail. Des journées bien remplies, avec des soirées au milieu des villageois dépourvus d'électricité et souvent d'eau courante.
Passage de la frontière le vendredi 28 Septembre, à Corumba côté Brésilien, Puerto Suarez côté Bolivien. Passage sans
difficulté particulière. Route des Missions. Pause pour le week-end au camping du petit village d'Aguas Calientes, où
passe une rivière de sources chaudes (environ 40°). Malgré la température extérieure qui avoisinait les 42°, cette
halte nous a permis de nous reposer. On regrettera certainement ce petit coin de paradis lorsque nous serons plus en
altitude, dans le froid. Pendant 3 jours, nous avons sillonné des pistes assez difficiles et éprouvantes, pour le
véhicule comme pour nous.
Les Missions de Chiquitos furent déclarées patrimoine de l'humanité par l'Unesco en 1992.
Cet ensemble d'une dizaine d'églises réparties sur plusieurs communautés fut fondé par le missionnaire suisse Martin
Schmidt à partir de 1740. Elles sont toutes d'une très grande beauté, situées au milieu du village, devant une immense
place ombragée par d'immenses arbres plus que centenaires, des Toborochi. Pour accéder aux différentes églises, nous
devons traverser une végétation très intense, avec de nombreux oiseaux .
Le trajet sur les pistes a été souvent
l'occasion de faire des rencontres avec les villageois. L'accueil est toujours très chaleureux, avec des visites d'école
qui perturbent les classes mais satisfont les élèves et les enseignants.
Alain & Michèle
Concepcion. Un autre attrait de la localité : depuis 2001 elle héberge le festival national de l'orchidée qui
se tient à la mi-octobre et elle a été déclarée Sanctuario de la Orquidea Boliviana. C'est une espèce en voie de disparition et
hautement protégée qui a été choisie comme fleur symbole, la Cattleya. Nous arrivons par une longue piste dans un village
indien, où là encore l'accueil est très chaleureux. Nous y passons la nuit, et le matin, 3 villageois nous accompagnent à pied
pour nous rendre à ce sanctuaire situé à 6 km. Là nous avons pu découvrir les plantes accrochées sur le flan des montagnes.
Route vers Santa Cruz, pour arriver à Samaipata. Belle balade à pied au Refugio los Volcanes, un petit paradis proche de
Bermejo dans le parc national Amboro ; superbe vue sur les "pains de sucre" et les impressionnants précipices environnants. Des
paysages à couper le souffle.
Nous reprenons la piste vers la mythique route du Che. La Higuera, le bout d'un monde. Pour
atteindre ce hameau d'une quinzaine de maisons, depuis Vallegrande, 2 heures de piste sinueuse et en mauvais état. Vues
somptueuses sur les ramifications de la Cordillère des Andes. En arrivant dans le village, la première chose qui frappe c'est
l'énorme buste du guérillero qui domine la place. C'est ici que Che Guevara fut exécuté, le 9 octobre 1967. Émouvante
visite du petit musée qui retrace l'histoire de son passage et de sa mort dans cette région.
La piste sur la crête
nous permet d'avoir une vue splendide sur la montagne et le Rio Grande, que nous traverserons après plusieurs heures de piste, seuls
au milieu de milliers de cactus qui dominent le paysage. Quelques villages perdues au milieu de nulle part, des kilomètres de
pistes, des fêtes religieuses à une altitude de plus de 3300 m, et nous voilà arrivés à Sucre la Belle.
Alain & Michèle
Arrivée à Sucre en fin d'après midi, avec beaucoup de difficultés pour nous rendre au lieu du bivouac, le GPS
ne reconnaissant pas la ville. Sucre est la doyenne des cités coloniales d'Amérique du Sud. Ce joyau d'art baroque et de la
Renaissance est la plus européenne des cités de Bolivie. Nous visitons la ville et nous repartons en direction de
Potosi.
Á plus de 4000 m d'altitude, cette ville impériale est la huitième merveille du monde, avec ses impressionnantes maisons
coloniales. Un vrai décor de théâtre, tout est resté intact. Nous avons beaucoup aimé cette ville.
A & M
[...] gros problème pour se connecter [...] Nous partons demain pour 5 jours dans le désert des salars de Uyuni avec un guide,
tout va bien.
Alain & Michèle
Par une belle route de montagne bordée de cactus, nous nous dirigeons vers les salars d'Uyuni. Uyuni est le
désert du Sud Lipez, au milieu de nulle part, traversé par une ligne de chemin de fer. Le plus beau monument
est le cimetière des locomotives, celles-là mêmes qui transportaient autrefois le brillant minerai d'argent. Le salar d'Uyuni
est la plus grande étendue plate du monde ; sa superficie est de 12000 km². Le sel est toujours exploité à ce jour. La couche
de sel peut atteindre 15 mètres d'épaisseur. Le salar contient du lithium et pourrait devenir la région la plus riche si
l'exploitation de celui-ci devait prendre de l'ampleur. Mais ?..
Nous décidons de traverser ce salar. Nous nous rendons
dans une agence pour prendre un guide qui va nous accompagner pendant 5 jours. Nous faisons le plein de gasoil et de
ravitaillement. Pour cette expédition, nous sommes 3 véhicules. La piste pour accéder au salar est très mauvaise, et un des
véhicules tombe très vite en panne, amortisseurs cassés. Demi-tour pour procéder à la réparation, et nous repartons le
lendemain. Le salar est d'une grande beauté. Tout est blanc partout, la luminosité est terrible et nous devons nous protéger
les yeux et la peau. Des îles au milieu du salar, recouvertes de cactus dont certains sont millénaires, ainsi que des
vigognes, espèces de grands lamas de couleur plus claire, à l'état sauvage.
A & M

Un message personnel est caché sous ce texte. Pour le découvrir, passez la souris au-dessus.
Les nuits sont très froides et le vent glacial balaie tout sur son passage. Nous atteignons plus de 5000 m d'altitude. Cela pose
problème : nous manquons d'air et il fait très froid, jusqu'à -15° à l'extérieur ; nous avons -5° dans la cellule. L'eau en
bouteille est gelée, ainsi que la pompe à eau pour la distribution de l'eau courante.
Nous quittons la Bolivie
pour entrer au Chili et direction l'Argentine. La route est magnifique. Nous
longeons les lagunas. avec des couleurs extraordinaires. L'Argentine ressemble à la France.
Prochaine étape : la
presqu'île Valdes.
A & M
Traversée de l'Argentine du nord au sud-est vers la péninsule Valdès. Après Salta, nous traversons la
Quebrada de Las Conchas. Cet ensemble de roches sédimentaires et de dunes fossilisées puis érodées par l'eau et le
vent présente des couleurs et des formes étonnamment variées, dignes des plus célèbres parcs nord-américain.
Sur la ruta 40, à
la sortie de Cafayate, la bodega (route du vin) avec ses grands domaines nous rappelle la région bordelaise.
Quilmes, l'ancienne cité témoin de l'organisation urbaine des Indiens entre l'an 800 et l'arrivée des colons
espagnols au milieu du 17ème siècle, s'étend sur une superficie de 30 ha. Tafi del Valle. Curieuse impression que
cette imposante vallée à l'herbe d'un vert cru, avec ses chalets suisses tout en bois travaillé. Arrivée dans la Pampa
; changement de décor. C'est une province située entre Buenos aires et la Patagonie. La
Pampa désigne aussi et surtout les immenses espaces qui occupent le centre du pays. C'est le territoire du fameux gaucho.
Dimanche 4 novembre, en passant dans un village, nous découvrons une fête du maté (boisson nationale), avec un défilé de gauchos sur
leur plus beaux chevaux, ainsi que la reine du pays et ses demoiselles d'honneur.
A & M
La péninsule Valdés est une réserve naturelle protégée et assez difficile d'accès. Reliée au continent par une route,
on peut voir les deux golfes qui la bordent, San josé au nord et Nuevo au sud. Ces deux golfes
reçoivent environ 400 baleines de mi-juillet à mi-décembre. Elles se réfugient là pour mettre bas et élever leur baleineau. De
septembre à mars, ce sont aussi des milliers de manchots de Magellan qui viennent nidifier sur les côtes de la péninsule. Plus
faciles à observer encore sont les colonies d'éléphants et de lions de mer qui se prélassent sur les plages.
Le centre de la
péninsule est très désertique ; il n'y a que des élevages de moutons.
La presqu'île est très ventée, nous sommes obligés de
changer de place très souvent pour nous mettre à l'abri.
A & M
Aujourd'hui il est plus facile de se connecter. Nous sommes à Puerto Madryn. Hier soir nous avons dormi dans la baie
de la ville, sur la plage. Il y avait de nombreuses baleines tout près de nous. Il faisait chaud ; le spectacle était magnifique.
Sinon tout va bien. Aujourd'hui, révision du véhicule et vidange.
A & M
Après Puerto Madryn, en route vers le sud.
Tout le long de la côte, nous pouvons observer des lions et des éléphants de
mer que nous approchons de très près.
Après une longue piste, la réserve provinciale de Punta Tombo, 210 ha, abrite l'une
des plus importantes colonies continentales de reproduction du manchot de Magellan. Promenade à pied dans le parc au milieu des
pingouins qui remontent de la plage. Ils nichent dans des trous ou dans les buissons. On marche presque dessus, tellement ils sont
nombreux ! On estime leur population à plus de 1 million. Ils séjournent ici de septembre à mars, puis remontent vers les côtes
brésiliennes. C'est vraiment impressionnant.
Plus au sud, Comodoro Rivadavia, dans les immenses plaines. En cherchant de
l'eau, au début du XXe siècle, on a découvert d'importants gisements pétrolifères. Des pompes à pétrole sont implantées un
peu partout ; elles fournissent plus de 50 % des besoins du pays.
Nous sommes ce matin à Comodoro Rivadavia, sur la côte, après quelques péripéties : un pneu éclaté sur la piste et obligé de retourner à Puerto Madryn pour le changer ; aujourd'hui petit problème sur mon snorkel, perdu pratiquement tous les boulons sur les pistes. On verra demain lundi. À part ça tout va bien...
Nous quittons la côte pour la visite du Parc Régional de Sarmentio vers les Bosquets Pétrifiés et la magnifique Vallée de la
Lune. Direction la ruta 40 vers le Chili, via le lago Buenos Aires. Descente de la Carretera Austral. Cette
région est très isolée et sauvage ; nous en avons visité la partie sud jusqu?à Tortel, magnifique village loin de tout après
une longue piste de plus de 300 km. La piste sillonne entre les montagnes enneigées et les forêts de cyprès, nous offrant un
spectacle grandiose à chaque virage. Les maisons de Caleta Tortel sont reliées par un ingénieux système de passerelles en bois
sur plus de 8km. Ce village, au bout du monde, date de 1955 et ne compte que 500 habitants...
Nous repasserons demain par le
col Rodolfo Roballos, direction l'Argentine.
Après plusieurs mois de voyage, étant dans l'incapacité de répondre directement à chacun d'entre vous, nous voulons remercier
toutes les personnes qui nous ont adressé des messages par l'intermédiaire du site Micaland. Encore un énorme merci pour vos
encouragements et votre soutien pour ce début de périple en Amérique du Sud. Tous ces messages nous ont fait très
plaisir, nous ont énormément touchés et nous aident à poursuivre ce voyage merveilleux, loin de vous tous.
Nous poursuivons
notre route et notre ami Marcel, qui réalise un énorme travail pour l'actualisation du site, continuera à faire vivre Micaland. Merci
à toi Marcel... Nous descendons sur Ushuaia dans les prochaines semaines.
A bientôt.
Michèle & Alain
Merci à
Aude & Yohan, Isabelle & Hervé D., Marie-Annick, Catherine & Marcel M., Nelly & Marcel M., Christiane & Jean B., Marie-Chantal &
Philbert B., Josette & Joël M., Robert M., Odile M., Dominique L., Christine D., Gérard B., Alain & Michelle G., Guy &
Marie-Reine, Valérie & Hocine, Annette & Régis, Maryline & Bruno, Jean Pierre & Raymonde, Danielle & Camille, Claude & Carlos,
Pascale B., Dominique A., Virginie, Sylvaine R.
Espérons n'avoir oublié personne...
Cueva de Las Manos. Le site doit son nom (grotte des mains) aux quelques 800 impressions de mains qui ornent les surfaces
rocheuses, ainsi qu'un ensemble exceptionnel de peintures rupestres, réalisées entre 11 000 et 7 500 avant JC. Le site est d'une grande
beauté.
Route vers Los Glaciares Nacional Park. Arrivée à El Chalten. C'est un petit village créé en 1985, pour
des raisons purement géopolitiques. Ce qui demeure le plus jeune village d'Argentine fut construit à la va vite, à la limite
du parc national, sur quelques hectares cédés par le gouvernement argentin. Il s'agissait en effet d'affirmer la suprématie nationale
sur ces terres, toujours disputées par le Chili. Devenu très touristique, c'est maintenant le paradis des randonneurs. Nous
sommes restés 6 jours pour profiter de la beauté de la montagne et de son environnement. Notre première randonnée, vers la Laguna
Torre (11 km par une journée splendide), fut exceptionnelle. Le lendemain, direction le Poincenot - Fitz Roy (9,5 km) ; paysage
grandiose et magnifique. Nous avons eu la chance d'avoir un temps splendide, car les sommets sont souvent couronnés de nuages.
Souvenir inoubliable.
Direction El Calafate, 220 km plus au sud, pour découvrir le splendide glacier Perito Moreno.
Nous sommes à El Chalten au pied du Fitz Roy avec les glaciers devant nos yeux. Le soleil est toujours avec nous, mais les sommets sont parfois dans les nuages.
J'aurais bien voulu voir des commentaires sur le site façon forum ou livre d'or. Nous suivons les péripéties du voyage de Michèle et
Alain depuis le début... Nous piaffons lorsqu'il n'y a rien de neuf et dans notre Ford Intérieure (ben oui, nous on n'a pas besoin
d'un 4X4 !!!) nous trouvons que c'est bien long entre chaque nouvelle !
Les photos sont magnifiques, les paysages sublimes et
tous les 2 vous êtes beaux !
Allez, continuez bien et à vous revoir !
Jean-Louis & Liliane
El Calafate, gros bourg touristique, point de départ pour visiter les glaciers environnants. Notre choix : le glacier
Perito Moreno, star incontestée du parc, qui descend jusqu'à l'entrée du Brazo Rico, à quelques centaines de mètres
seulement de la Péninsula de Magellan. Ce glacier qui s'étend sur 30 km a une superficie de 250 km2. Le front
glaciaire s'étire sur 5 km de large, s'élève à 60 m de haut et repose par 170 m de profondeur. Outre sa beauté exceptionnelle, le
glacier offre un spectacle absolument fascinant. On ne se lasse pas de l'admirer pendant des heures. On entend des craquements en
permanence et soudain, l'effondrement d'un bloc ou d'un pan de mur de glace dans un bruit de tonnerre. Il avance d'environ 2 m par
jour. Nous y avons passé la journée ; le spectacle était inoubliable.
Aujourd'hui Alain est allé à la pêche et a pris de
nouveau un saumon dans la rivière. Il sera cuit ce soir au barbecue et
mangé avec d'autres voyageurs ; belle soirée en perspective.
Demain nous reprenons la route pour Rio Gallegos.
Le 16 décembre, franchissement du détroit de Magellan à bord du ferry «Patagonia Valparaiso». Il nous a fallu 30 minutes pour
traverser, et c'est avec joie que nous avons foulé cette terre mythique, la Terre de Feu.
Direction plein sud. Après
Rio Grande, arrivée à Cabo San Pablo par une belle piste où nous traversons des forêts, avec de nombreux arbres morts
torturés par les vents, ainsi que des branches recouvertes de lichens vert clair et filamenteux, ce qui donnait un aspect de
désolation à la forêt. Un bateau échoué sur le bord de l'Atlantique il y a longtemps, la Desdemone, gros cargo prit par la
rouille sur le bord du rivage. Une famille de pêcheur, Miguel et Sonia, avec leurs deux enfants Kevin et Mikaela, nous proposent
le bivouac sur leur terrain. Soirée extraordinaire autour d'un barbecue, avec la boisson nationale, le Maté, et deux énormes
poissons pour repas. La soirée s'est terminée autour du poêle à bois dans leur petite maison.
Le 20 décembre, nous sommes enfin entrés avec une grande émotion dans Ushuaia, la ville la plus australe de la planète. Un peu décevant, car la pluie et la neige gâchaient un peu le paysage. Installation au camping le soir avec nos amis de voyage. Dès le lendemain le ciel se dégage et nous partons à la découverte de la ville. Ici ce sont les vacances d'été, il y a beaucoup de monde dans les rues ; les vitrines sont décorées pour Noël. Nous aussi nous préparons Noël, avec nos compagnons de voyage Thierry, Carole, Philippe, Catherine, Georges et Aline. Soirée fort sympathique, mais notre cœur était en famille. Visite des environs, alternée de soleil et de nuages. Mais quels souvenirs !
Après avoir séjourné plus de 10 jours à Ushuaia et ses environs et y avoir passé les fêtes de fin d'année, direction le
Chili. Passage de la frontière par un tout petit paso, Bella Vista, qui vient d'ouvrir à l'international le 15 octobre
dernier. La piste pour y accéder est bonne, les formalités rapides et sympathiques. Nous sommes les premiers voyageurs de l'année.
Entre l'Argentine et le Chili, passage à gué ; on comprend vite pourquoi il y a si peu de monde !
Repassage du
détroit de Magellan, arrivée à Puerto Natales. Visite du magnifique parc de Torres Del Paine, excursion jusqu'au
Mirador du Torres, 9,5 km assez difficiles. Nous terminerons notre trek sous une tempête de neige.
A Puerto
Natales, nous embarquons pour 4 jours et demi sur un ferry de la compagnie Navimag, l'Evangelistas, jusqu'à Puerto
Montt. Environ 2000 km entre les fjords, les glaciers ; passage étroit entre les petites îles de l'Océan Pacifique.
Voyage magnifique, mais comme toujours en Patagonie, le climat est capricieux.

Île de Chiloé (Chili). Long de 200 km et large de 50 km, découvert en 1553 par les Espagnols, l'archipel est constitué
par la Grande île de Chiloé et par 40 îles plus petites, dont 35 sont aujourd'hui habitées. Avec les premiers colons espagnols
arrivent les missionnaires franciscains, qui travaillent à convertir les populations locales. On dénombre une centaine d'églises, les
plus anciennes datent du milieu du XVIIIe siècle, dont celle de Santa Maria de Achao, édifiée en 1740. La
construction est remarquable par son assemblage de grandes pièces de bois et par l'absence de tout clou ou autre pièce en fer. Seize
églises de l'île sont maintenant protégées comme patrimoine culturel de l'humanité par l'Unesco.
En 1960, l'île a souffert d'un
terrible tremblement de terre, suivi d'un raz de marée qui détruisit toutes les maisons sur pilotis. Pour atteindre cette île, la
traversée du canal de Chacao dure une trentaine de minutes environ. Nous apercevons des dauphins et avec un peu de chance
quelques baleines.
La Région des Lacs - L'Araucanie - La Côte Pacifique
Après avoir passé quelques jours sur l'île de Chiloé, nous remontons le long de la
Cordillère des Andes en direction de la route des 7 lacs. Volcans enneigés, lacs, forêts d'araucarias, d'eucalyptus. La route
dévoile des
paysages d'une étonnante beauté, des miroirs d'eaux limpides dans lesquels se reflètent les montagnes boisées aux cimes enneigées ;
un vrai paysage suisse, toujours sous un magnifique soleil. Super bivouacs, seuls le soir sur les berges des lacs. La région des lacs
est l'un des joyaux de la Patagonie du Nord. San Martin de Los Andes est la porte d'accès au Parque Nacional Lanin
et à la pittoresque route des Sept Lacs. Le volcan Lanin, dont le cône parfait couronné de neiges éternelles s'élève au nord du
Lago Huechulafquen, culmine à 3776 m. De vastes et denses forêts de conifères couvrent la majeure partie du parc. On trouve ici,
comme partout en Patagonie, diverses variétés d'arbres, et en particulier de nombreux araucarias (pins du Chili).
Nous
entrons de nouveau au Chili par un petit paso. Piste superbe mais un peu difficile, paysages grandioses sous un beau soleil.
Nous entrons dans la région de l'Araucanie. Elle est dominée par les volcans de la Cordillère des Andes : Llaima
(3125 m), Lonquimay (2865 m), Villarica (2840 m), Quetrupillan (2360 m). De nombreuses petites villes au bord des
lacs deviennent pendant l'été des stations balnéaires à la mode, très fréquentées, surtout les villes de Pucon et
Villarica. L'Araucanie est le territoire historique du peuple Mapuche. Les
descendants des Mapuches ont gardé vivantes les coutumes de leurs ancêtres. Ils sont malheureusement marginalisés. Petit arrêt dans
une communauté qui accueille les touristes et présente l'artisanat de leur fabrication.
Nous remontons petit à petit en direction
de Santiago du Chili. Visite du Parc Conguillio, dominé par le volcan
Llaima. Ce parc protège des espèces natives comme l'araucaria. Une éruption du volcan a eu lieu en avril 2008. Impressionnantes
et spectaculaires coulées de lave. Le magma gris-brun
accumulé a donné naissance à un somptueux paysage lunaire. Bivouac sympa près du lac, ainsi qu'une magnifique randonnée à travers
d'épaisses forêts de hêtres et d'araucaria.
Direction la Côte du Pacifique. Arrivée à Dichato, petite ville côtière
touristique. Rencontre d'un couple de chiliens, William et Blanca, qui nous racontent l'histoire tragique de la ville. Le 29 décembre
2010, à 3 heures du matin, suite à un violent tremblement de terre, un énorme tsunami, une vague de 10 m de haut, a détruit toutes les
maisons du rivage. Nous remarquons encore les fondations des maisons ainsi que des pans de mur. Nous longeons la côte avec ses
villages de pêcheurs. Buchuperdo, petit port dont les bateaux sont remontés sur la plage avec des bœufs. Plus loin nous
arrivons sur le port de Pullehue. Grosses activités de pêche ; de nombreux bateaux sont remontés avec un tracteur. La pêche
est abondante.
En attendant nos amis Marcel et Nelly, qui viennent nous rejoindre à Santiago le 10 février, nous décidons
de partir à l'île de Pâques du 2 au 9 février.
Lîle de Pâques (Rapa Nui pour ses habitants polynésiens) est située dans l'océan Pacifique, à 3700 km des côtes
chiliennes. Elle est unique sur la planète. Son histoire, sa culture et ses paysages magiques donnent l'impression que cette terre est
tombée d'une autre planète. De forme triangulaire, elle ne fait que 24 km de long. À son point le plus large, elle ne mesure
que 12 km. Hanga Roa est la seule ville de l'île.
Nous apprenons en montant dans l'avion que les célèbres festivités
Tapati Rapa Nui débutent à notre arrivée. Pendant deux semaines, toute l'île vibre au rythme de la musique, de la danse et des
manifestations culturelles.
Installation pour la durée de notre séjour dans un camping face à la mer. Dès le premier jour nous
assistons aux premières festivités.
Statues ou Moai : dressées entre le VIIe ou le VIIIe siècle et le
XVIe ou XVIIe siècle, elles sont disposées en bord de mer, pratiquement tout autour de l'île. Pour les indigènes,
elles incarnent les esprits des ancêtres.
Pour nous rendre sur les différents sites, nous décidons de louer des vélos, ce qui
permet de bien s'imprégner de l'ambiance de l'île. Les statues sont grandioses, nous sommes émerveillés. Il fait très chaud et l'île
est très vallonnée, alors il faut pédaler dur.
Tous les soirs de la semaine nous assistons à des spectacles grandioses en plein
air ; dépaysement assuré.
Nous quitterons Rapa Nui, ce petit coin de paradis perdu au milieu du Pacifique, comme
tous les voyageurs : avec beaucoup de regrets. Notre séjour restera inoubliable et l'un des moments forts de notre voyage en
Amérique du Sud.
Arrivée à l'aéroport de Santiago du Chili le samedi 10 au matin. Ce fut une belle surprise pour eux d'arriver sous le soleil par
une chaleur assez intense, fatigués mais heureux d'arriver au Chili.
Après nos retrouvailles et des nouvelles du pays,
direction la côte Pacifique. Bivouac le premier soir au bord de l'océan, à Quintay, au sud de Valparaiso. Le
lendemain, visite de la maison-musée du poète Pablo Neruda à Isla Negra. Son cadre spectaculaire face, à la mer balayé par le
vent, était la maison préférée du poète. Une importante collection de coquillages, bateaux en bouteilles, livres, tableaux, ainsi que
des proues de navires, en font un véritable musée. Le poète y est enterré dans le jardin face à la mer.
Direction
Valparaiso, qui est la deuxième grande agglomération et le principal port du Chili. Cette ville a connu une période de
gloire lorsque les navires chassaient la baleine et transportaient les minerais précieux du désert d'Atacama. S'étirant entre
le front de mer et les collines où sont accrochées des centaines de maisons colorées, c'est une ville dont les murs racontent
l'histoire. Quinze funiculaires permettaient d'atteindre rapidement les sommets des collines de la ville ; certains d'entre eux ont
conservé leur machinerie originale. Ils sont un des attraits touristiques de la ville.
Nous longeons la côte vers Viña
del Mar, principale station balnéaire du Chili. Petite halte à Cachagua, pour rendre visite à Marcelo et Gracia
que nous avions rencontré sur l'ile de Chiloé et qui nous ont accueillis chaleureusement dans leur magnifique résidence
secondaire face à la mer.
Direction la Vallée del Elqui. Cette vallée est le cœur de la production chilienne de
pisco, boisson nationale (cocktail à base d'eau de vie de raisin). Visite de la coopérative Capel, suivi d'une petite dégustation.
Toute la région est recouverte d'une immense couverture striée de vert, des vignes à perte de vue ; c'est une région vraiment
captivante. Quelques observatoires dominent les sommets. Nous avons pu, grâce à un passionné chilien et avec les commentaires de
Marcel, découvrir le ciel étoilé sous l'équateur, où tout tourne à l'envers de chez nous. Le retour vers Santiago par une
jolie vallée sous un beau soleil fut vraiment très agréable.
Arrivée à Santiago la veille du départ, ce qui nous
permet de visiter la ville, la Plaza de Armas, la Moneda, etc. Et le soir venu de profiter d'un dernier dîner dans un restaurant
près du Mercado Central. Le lendemain, avec regrets, nous laisserons nos amis reprendre l'avion pour Paris.
(Cliquez sur les photos pour découvrir la face cachée des choses)
Donc nous y sommes allés, voir comment ça se passe. Après le récit (officiel) des voyageurs, voici notre point de vue de sédentaires
plongés dans l'aventure. Après la narration façon "Connaissances du Monde", voici l'histoire vue par le petit bout de la lorgnette, le
quotidien du voyageur.
Donc nous étions quatre, dans un 4x4 prévu pour deux ; heureusement, nous sommes tous restés minces...
Tout est bien organisé. Dès que possible, on fait le plein, eau, bière, etc...
Pour la nourriture, c'est simple ; on mange comme chez nous. Michèle cuisine, pendant que Alain entretient sa
forme. (En réalité, ce n'est pas tout à fait comme chez nous : les fruits sont bien meilleurs, et les "jugos
naturales" remplacent (presque) la bière...)
De temps en temps il faut penser au site (http://micaland.free.fr/ pour ceux qui ne connaissent pas encore),
et partir à la chasse aux photos, seul sous le soleil de plomb...
Quand la fatigue se fait sentir, pas d'hésitation : on pose le véhicule à l'ombre, et on attend que ça passe...
Le soir, on choisit le lieu du bivouac comme on veut. Ou comme on peut. En tout cas, même pas peur des tsunamis...
On en profite pour soigner les petits bobos.
Et c'est comment, le Chili ?
D'abord le Chilien. Il est sympathique, accueillant, il aime la guitare
et la musique, jusqu'au bout de la nuit.
Les paysages sont superbes, quelquefois étonnants.
Le ciel est très pur. Ce n'est pas pour rien qu'on implante beaucoup d'observatoires astronomiques au Chili.
Découvrir la Croix du Sud est un plaisir rare (et raffiné). Mais retrouver Orion à l'envers, ça surprends un peu !
À Isla Negra, Pablo Neruda est un véritable héros ; on le trouve partout.
Nous sommes passés par des villes mythiques : Casablanca, Valparaiso...
Ah, Valparaiso ! Nous campions à
Laguna Verde et nous allions à Valparaiso en bus.
Valparaiso est une ville de couleurs, de collines et d'escaliers ; avec évidemment des maisons bleues accrochées aux
collines.
Si on veut boire un "vrai" café, il faut bien le préciser, sinon on se retrouve avec du Nescafé® !
Et en conclusion ?
La conclusion, ça pourrait être une photo de nos
voyageurs. Et c'est à vous de tirer la morale de cette histoire...
Après Santiago, route en direction de la frontière argentine par le passage Paso de la Cumbre (3834m). Une statue
géante, le Cristo Redentor, domine à une altitude de 4200m. Le passage de cette frontière se déroule en convoi de nuit côté chilien,
car la route à voie unique en réfection est très dangereuse. Nous longeons l'Aconcagua (6959m), le deuxième plus haut sommet
d'Amérique.
Le lendemain nous nous dirigeons vers le Parque Leoncito, dans un magnifique décor, puis direction
San José de Jachal par une piste difficile, où nous avons dû rebrousser chemin, car celle-ci avait été emportée par des
pluies torrentielles. Nous retrouvons Carole et Philippe sur la route et nous continuons le voyage ensemble. Nous décidons de nous
rendre à la Laguna Brava, réserve naturelle. La récompense est immense. À plus de 4000 m d'altitude, nous découvrons
des paysages magnifiques, de toutes les couleurs, ainsi qu'une lagune turquoise piquée de flamants roses. Direction la Cuesta de
Miranda par une route escarpée à flanc de montagne, bordée de cactus.
Visite du Parque National de Talampaya.
L'arrivée à Talampaya est complètement inattendue : un large canyon bordé de hautes falaises, de couleur rouge vif, des
formations rocheuses complètement dingues, dessinant tour à tour des cathédrales, un oiseau, un chameau, un moine ou un
hippocampe. Les visites sont obligatoirement accompagnées par des guides ; nous sillonnons à travers le canyon dans un bus
spécialement aménagé.
Ensuite le lendemain, direction le Parque de la Vallée de la Lune. L'altitude du parc varie
entre 1200 et 1800m. Les conditions climatiques y sont éprouvantes en été. Il y a entre 180 et 250 millions d'années, les
dinosaures y régnaient en maîtres, dans une végétation luxuriante, et puis, patatras, les Andes, la brutale apparition de
la cordillère et le bouleversement climatique ont tout pétrifié ; plantes, animaux, arbres se transformèrent en pierre au cours
des siècles, formant cet endroit surréaliste. Le panorama qui se renouvelle sans cesse tout au long du circuit est
époustouflant. C'est sans doute l'un des parcs naturels les plus célèbres d'Argentine.

Encore un message personnel caché sous ce texte. Pour le découvrir, passez la souris au-dessus.
Visite du Sanctuaire de la Difunta Correa. Ce sanctuaire érigé en plein désert est l'objet de toutes les dévotions. Nous avons
été surpris de constater l'immense ferveur qui entoure le culte de cette sainte improbable que l'église officielle ne reconnaît pas.
Durant notre périple en Bolivie, en passant par le Chili et bien sûr l'Argentine, nous avons croisé de nombreux
petits sanctuaires érigés le long des routes, avec toujours une multitude d'objets insolites (bouteilles, pneu, nourriture, etc.),
signes d'une grande dévotion.
Direction la région de la Sierra. Arrivée au Parque Sierra de Las Quijadas. Nous y
découvrons une zone montagneuse entrecoupée de vallées fertiles. Nous séjournons 2 jours dans ce parc pour profiter pleinement des
couchers de soleil. Dans un un deuxième parc, le Quebrada del condorito, que nous n'avons pu visiter car celui-ci était dans le
brouillard, nous nous sommes contentés d'un bivouac.
Direction Cordoba, deuxième grande ville du pays. Deux jours suffisent
pour visiter cette ville bien tranquille. La route continue ; nous nous arrêtons un soir dans un petit village nommé La Francia.
Le matin à notre réveil, un reporter de la télévision locale est venu faire un petit reportage sur le déroulement de notre voyage. Ce
fut un moment bien sympathique. Arrivée à Santa Fe. Visite de la ville, puis direction la frontière avec l'Uruguay.
Pour rejoindre Montevideo, nous choisissons des petites routes dans le centre du Pays. Traversées de villages, ainsi que des grandes
plaines agricoles avec de nombreux chevaux et troupeaux de vaches.
Valle Eden. Jolie petite vallée de verdure, traversée
par un pont mouvant suspendu au-dessus d'une petite rivière, l'Arroyo Jaboneria. Un peu plus loin, une vieille gare ferroviaire
semble sortir de nulle part. Visite du Musée de Carlos Gardel, chanteur et inventeur du tango. San Gregorio de Polanco, au bord
du Rio Negro, petit village paisible avec les maisons recouvertes de fresques (dessins, peintures, poèmes). Arrivée sur
Montevideo où nous retrouvons nos repères. Nous assistons à un rodéo dans le parc Rodo.
Direction Colonia del
Sacremento, ville classée Patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Porte pour repartir quelques jours sur Buenos Aires.
Départ le mercredi 10 avril pour la France.
Avant de prendre l'avion pour la France, il nous restait quelques jours qui nous ont permis de visiter Colonia en
Uruguay et de faire une escapade à Buenos Aires, capitale de l'Argentine. Un bateau rapide de la compagnie
Buquebus nous emmène en 1 heure à Buenos Aires, où nous retrouvons des amis rencontrés au début de notre voyage, dans la région
de Salta en Argentine.
Ce qui frappe lorsqu'on découvre la capitale, c'est la densité de la circulation qui y règne,
ses gratte-ciel de verre et d'acier, ses nombreux parcs. Construite à la limite de la Pampa, c'est une ville presque plate, avec de
grandes avenues bordées d'arbres. Nous nous rendons directement à la Plaza de Mayo (place de Mai) au cœur de la ville ;
comme tous les jeudis après-midi, manifestation des mères des disparus pendant la junte militaire. Passage incontournable au café
Tortini, le plus célèbre des grands cafés italiens de Buenos Aires. Fondé en 1858, il a gardé tout le charme de la belle époque,
avec ses belles verrières au plafond et ses nombreux tableaux. Avec Claude et Carlos, nous débutons la soirée par un bon repas dans un
restaurant typique ; ensuite nous visitons la ville en voiture et nous terminons la soirée dans un bar à Tango, là où une partie de la
nuit se succèdent des musiciens ainsi que des chanteurs. Soirée inoubliable pour nous.
Le lendemain, nous nous rendons dans le
quartier italien de la Boca, à l'extrémité méridionale de Buenos Aires. L'endroit est célèbre pour ses constructions de
tôles peintes de couleurs éclatantes, ainsi que ses cafés avec danseurs de tango. Retour par le magnifique quartier des docks de
Puerto Madero. Le soir retour sur Colonia.
Nous voici de retour en France, en Bretagne, auprès de nos enfants et petits-enfants qui commençaient à nous manquer.
Nous remercions toutes les personnes qui nous ont suivies pendant notre premier périple. Tous les messages de sympathie que nous avons
reçus pendant tous ces mois de voyage nous ont beaucoup touchés.
Nous avons laissé notre véhicule Land dans un garage de
Montevideo, en Uruguay. Nous le retrouverons en septembre pour de nouvelles aventures en Amérique du Sud : nous
repartirons vers le Brésil, le Pérou et ... ?
En attendant, nous allons continuer avec notre ami Marcel à faire
vivre notre site Micaland, en vous apportant de nos nouvelles, ainsi de d'autres photos de notre voyage.
À bientôt sur le
site.
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Page modifiée le 14/12/2019
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